Notre cinquième rapport annuel montre qu’il y a eu de légères améliorations sur le plan de la qualité dans l’ensemble du système de santé de l’Ontario, qu’il est possible de faire mieux et que l’on pourrait appliquer de façon plus générale des mesures qui ont permis d’obtenir un meilleur rendement. Nos principales constatations soulignent les aspects soulevant des préoccupations qui revêtent une importance critique pour tous : les temps d’attente, l’exactitude et l’exhaustivité des renseignements médicaux, la gestion des maladies chroniques, l’accès aux soins primaires et la sécurité des patients.
Le rapport de cette année comprend également de nouveaux renseignements sur un mode de vie sain et la sécurité dans les soins de longue durée, une analyse plus approfondie des infections nosocomiales, un examen de la santé maternelle et infantile et une couverture élargie de la santé mentale.
Voici un aperçu de nos principales constatations :
- Il y a de graves problèmes en ce qui concerne le flux des patients dans le système de santé, des services des urgences aux hôpitaux puis aux établissements de soins de longue durée. Les patients attendent trop longtemps et il y a gaspillage des ressources au sein du système.
- Il y a eu des améliorations appréciables en ce qui concerne le traitement des maladies cardiovasculaires. Les taux de crises cardiaques, de mortalité et de réadmission diminuent. Davantage de patients ayant eu une crise cardiaque suivent le bon traitement [médicaments contre le cholestérol, bêta-bloquants, et inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IECA) ou antagonistes des récepteurs de l’angiotensine (ARA)].
- Les temps d’attente sont bons pour les chirurgies de la cataracte et les chirurgies cardiovasculaires et se sont améliorés pour les arthroplasties de la hanche et du genou, mais il y a encore des améliorations à faire. C’est au chapitre des cas urgents (priorité 2) qu’il y a lieu d’apporter le plus d’améliorations, pour toutes les chirurgies; par exemple, seulement 53 % des chirurgies urgentes du cancer sont réalisées dans les délais recommandés. Les temps d’attente pour les tomodensitogrammes et IRM sont encore trop longs; seulement un tiers des IRM sont effectuées en temps voulu, même si le nombre de tests effectués a doublé au cours des six dernières années.
- Nous avons constaté également des signes d’amélioration du traitement du diabète et d’autres maladies chroniques. Pour améliorer davantage la gestion des maladies chroniques, il faudra que les patients se prennent mieux en main et il y aura lieu d’intensifier la coordination et la communication entre les fournisseurs.
- L’Ontario a fait des progrès considérables au chapitre de la technologie de l’information, notamment en ce qui concerne l’utilisation de dossiers médicaux électroniques (DME) par les médecins. La proportion de médecins de famille qui utilisent des DME est passée de 26 % en 2007 à 43 % en 2009. Il s’agit là de progrès considérables réalisés en peu de temps. Toutefois, nous tirons toujours de l’arrière par rapport à des pays comme le Royaume-Uni, l’Australie et les Pays-Bas, où de 95 % à 99 % des médecins de famille ont mis en place un système de DME.
- Environ 7,1 % des Ontariennes et Ontariens n’ont toujours pas de médecin de famille, soit environ 730 000 personnes. Environ la moitié de ces personnes en cherchent un activement. Près de neuf Ontariens sur 10 disent devoir attendre trop longtemps avant de voir leur médecin; cette proportion a augmenté au cours des trois dernières années.
- Les progrès ont cessé depuis trois ans en vue de lutter contre les comportements malsains, comme le tabagisme, la consommation excessive d’alcool et l’inactivité physique. Il faut mettre en œuvre des stratégies adaptées aux populations vulnérables qui ont un faible revenu ou une faible scolarité, qui présentent un risque plus élevé d’adopter un mode de vie malsain et qui sont aux prises avec des difficultés particulières.
- Les taux d’infection à C. difficile ont diminué graduellement au cours de la dernière année. Cependant, les taux d’observation des pratiques d’hygiène des mains sont encore beaucoup trop bas; seulement 53 % des professionnels de la santé se lavent les mains juste avant de voir un patient. Les infections comme les pneumonies acquises sous ventilateur ou associées à la présence d’un cathéter central continuent de se produire dans nos hôpitaux. Ces infections sont associées à des taux de mortalité élevés; toutefois, bon nombre d’établissements nord-américains et même ontariens de premier plan les ont éliminées en adoptant des pratiques rigoureuses de prévention des infections.
Pour des précisions, consultez la section
Introduction et sommaire du rapport, ou encore le
rapport intégral. Les sommaires traitent des principales constatations concernant les hôpitaux, les soins de longue durée, les soins à domicile et les soins primaires, et comprennent de brefs exposés sur les maladies cardiovasculaires, le diabète, la santé mentale et le cancer. Chaque sommaire comprend des questions à poser aux responsables ou aux soignants pour les inciter à la réflexion.
Cette année, nous proposons également des
analyses des RLISS des principales différences entre chaque réseau local d’intégration des services de santé (RLISS).
Exemples de réussite
Notre rapport donne des exemples d’améliorations réalisées au palier local. Ces exemples sont étroitement liés aux constatations clés présentées dans le rapport, afin de montrer qu’il est possible d’améliorer les choses.
Temps d’attente aux urgences de l’Hôpital Credit Valley |
Soins primaires prodigués par l’équipe de santé familiale du district d’Athens |
Gestion des maladies chroniques par l’équipe de santé familiale New Vision |
Réadmissions à l’Hôpital général de North York |
Infections nosocomiales |
Réduction du nombre de chutes dans les établissements de soins de longue durée |
Gestion des patients en attente d’un autre niveau de soins (ANS) au Centre de santé Trillium |
Santé des travailleurs à l’Hôpital Trafalgar Memorial d’Oakville |
Gestion des cas de santé mentale à Thunder Bay |
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